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Blog Temesis - mars 2005

Les prestations Temesis

Propulsé par DotClear

Temesis a la Réunion

A l'heure où j'écris ces lignes, je suis dans une salle informatique de l'Université de Saint-Denis de la Réunion où je donne des cours sur la qualité, l'accessibilité et la conformité, pendant une semaine à des étudiants de l'IUP/STIC. J'ai reçu un accueil formidable de la part de toute l'équipe de l'IUP et de ses étudiants et je les en remercie. Visiblement, les thèmes que nous abordons, notamment l'accessibilité des sites Internet aux personnes handicapées, sont véritablement en train de prendre un essor considérable. La rupture récente d'un cable de France Telecom et la faible vitesse de connexion que j'ai pu observer lors de ma connexion avec un modem 56K (21kbit/s maximum) n'ont pas été sans me rappeler l'un des effets majeurs de l'utilisation de standards stricts et de respect des normes internationales d'accessibilité, à savoir de diminuer de manière quelquefois drastique la quantité de données à télécharger pour un même site et bien sûr la vitesse d'accès à l'information pour les usagers. J'en connais à qui ça ferait beaucoup de bien d'accéder à leur propre site dans ce genre de conditions ;-).

Openweb reloaded

Il y a un an environ, j'ai été invité à participer au projet OpenWeb à travers notamment la rédaction de nouveaux articles comme la FAQ décideurs, publiée en octobre sur OpenWeb et reprise un peu plus tard sur le site Temesis.

Le site Openweb constitue une véritable référence dans le moinde francophone des standards, comme j'ai encore pu m'en rendre compte cette semaine à l'université de Saint-Denis de la Réunion, d'où j'écris ces lignes, et où le site était déjà connu et reconnu.

Bien évidemment, la participation a un tel projet est un véritable honneur, et présente pour moi un intérêt considérable, que je vais rapidement expliquer ici-même : Tout d'abord, Openweb me permet à la fois de rester au courant de ce qu'il se passe dans le milieu des standards et d'apporter au projet une optique qualité et conformité orientée vers les managers et les décideurs, qui doivent à mon avis maintenant se saisir pleinement du sujet des standards.
Dans le même temps, j'ai avec ce projet l'occasion de travailler de manière quasi-quotidienne avec des personnes pour lequel j'éprouve énormément de respect, comme Laurent Denis ou Tristan Nitot, sans compter tous les autres, qui ne sont pas les premiers venus. Pour finir, il serait hypocrite de ma part d'oublier ici-même la visibilité considérable que ce projet donne à mes activités et aux idées que je défends,ainsi que les conséquences bénéfiques que peuvent avoir tous les points que je viens d'évoquer sur la réussite de Temesis et de son réseau.

Bref, vous le voyez, les raisons sont multiples pour ne pas prendre ce projet à la légère.

Aussi, lorsque la surcharge d'activité des différents membres du collectif a commencé à nuire à la production régulière de contenus, je me suis proposé pour jouer le rôle de responsable qualité pour le projet et après une rapide analyse de la situation menée avec mes collègues, il est assez rapidement apparu que deux aspects devraient préalablement être mis en place pour assurer un flux suffisamment riche du point de vue des contenus :

  • Elargir l'équipe à de nouveaux contributeurs;
  • Mettre au point un nouveau workflow de publication, plus fluide et mieux organisé.

C'est ce que nous avons annoncé en fin d'année 2004, et grâce au travail considérable mené notamment par Laurent Denis et par l'équipe de nouveaux contributeurs, le site est redevenu une mine à idées, jugez-en à travers la lecture de ce que nous avons publié cette semaine.
Le travail est loin d'être terminé, et si j'avais à qualifier le niveau de maturité que notre production a atteint, je le qualifierai d'efficace, mais fragile. En effet, la défaillance de quelques hommes clés (dont je ne fais d'ailleurs pas partie au premier chef, sans aucune fausse modestie) pourrait encore conduire le projet dans une relative torpeur. Il nous faudra donc travailler pour renforcer le collectif et son mode de travail.
C'est très bien (re)parti.
Elie Sloïm

Kinoa et Visual Friendly

Les lecteurs qui suivent la newsletter Temesis m'ont souvent entendu parler de la société Visual Friendly, société très active sur le front de l'accessibilité numérique pendant plusieurs années, notamment à travers son système de personnalisation de la visualiation de pages "label vue". Ce système a été utilisé sur de nombreux sites très prestigieux, dont celui du Premier Ministre. Après plusieurs années à promouvoir ce système, la société a commencé à développer des prestations autour de la conformité des sites par rapport aux différents standards internationaux, ainsi que des outils d'amélioration de l'accessibilité, comme ValidWebAccess.

J'avais été informé il y a quelques mois que la société connaissait quelques difficultés, et j'apprends aujourd'hui même dans 01net que les actifs de la société, et notamment les outils proposés par Visual Friendly ont été rachetés par l'agence Kinoa, qui affiche avec cette acquisition son ambition de devenir un acteur majeur de l'accessibilité en France. Etant donné le travail d'évangélisation et de réalisation qui reste à faire dans ce domaine, l'arrivée de nouveaux prestataires sur un tel marché, qui plus est lorsqu'elle permet d'éviter que des outils intéressants disparaissent, est toujours une excellente nouvelle.

Bienvenue donc à Kinoa, et bonne continuation à mes collègues de Visual Friendly, Marino, Didier, Jérôme et les autres.

Elie Sloïm

Activités récentes

Bonjour,

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas fait de point ici-même sur les nouvelles de la société. Même si cela ne se voit pas vraiment sur le site, les derniers mois ont été assez agités. Après une fin d'année 2004 tonitruante (à l'échelle de Temesis, bien sûr ;-) et la naissance de ma fille en janvier 2005 qui m'a permis de faire une parenthèse pendant quelques jours, les choses reprennent leur cours progressivement.

Après l'arrivée des trois partenaires initiaux, les contacts se font de plus en plus précis autour de la liste de bonnes pratiques Opquast. Cela va sans doute ressembler à un effet d'annonce, mais c'est la stricte vérité, les partenaires potentiels actuels de l'outil sont des grands comptes et des institutionnels, avec des besoins très pointus dans le domaine de la qualité Web. Nous verrons comment le projet évolue, et si nous pouvons répondre aux demandes de ces interlocuteurs, mais en tout état de cause, le projet Opquast demande une énergie et un temps considérable. Je ne me leurre pas dans ce domaine, il faudra encore beaucoup de temps avant qu'un tel projet trouve sa vitesse de croisière.

Opquast n'y est peut être pas complétement étranger : le domaine de la qualité et de l'accessibilité Web fait son chemin et les demandes de service sont de plus en plus nombreuses. Temesis est ainsi en train de rédiger une charte Internet de qualité et d'accessibilité pour le conseil régional d'Aquitaine. Ce document sera bientôt publié officiellement sous licence creative commons "shared alike-non commercial". Temesis effectue également actuellement une mission de conseil avec un cabinet Parisien autour d'un service en ligne territorial pour le compte d'un acteur institutionnel. Passionnant, mais je ne peux pas en dire plus.

Ce n'est pas tout, outre les interventions annuelles de formation à distance sur le campus de l'université de Limoges et pour l'Institut International du Multimedia du pôle Léonard de Vinci, je prépare actuellement une intervention pour la faculté Paris 5 et pour une association professionnelle.

Pour finir, last but not least, par l'intermédiaire de Paris Dauphine où j'interviens depuis deux ans, la faculté de Saint-Denis de la Réunion m'a demandé d'intervenir pour un cours sur la qualité des services en ligne. Je pars donc du 18 au 28 à la Réunion pour donner ces cours. Il parait que la saison des pluies touche à sa fin et qu'il fait très chaud. Je ne connais pas du tout La Réunion, et je peux vous dire que je suis ra-vi.
Je vous enverrai une carte postale ;-)

A bientôt

Elie Sloïm

P.S. : oui, je sais, c'est pas beau de faire envie comme ça à ses petits camarades, mais bon, c'est plus fort que moi ;-)

Code de bonne conduite

Il y a déjà quelques années, j'avais publié un article intitulé référencement et e-qualité qui pointait la nécessité de mise en place de chartes de qualité non pas seulement de la part des référenceurs mais également par les moteurs de recherche. La mise en place récente de règles communes et publiques autour du link rel="no follow" qui consiste à mentionner que certains liens ne doivent pas être suivis par les moteurs de recherche et qui a fait hurler mon collègue Laurent Denis dans plusieurs billets est à mon avis un signe que les moteurs de recherche commencent à sérieusement se responsabiliser sur la qualité des résultats qu'ils proposent.
Mais le vrai enjeu reste toujours la mise en place de vraies chartes de qualité de la part des moteurs, sans compter exagérément sur les référenceurs d'une part, et sur la communauté des webmasters d'autre part. Les moteurs peuvent en effet agir en leur nom, librement, et c'est semble t-il ce que viennent de faire une ensemble de moteurs de recherche allemands, en décidant de supprimer de leurs index les pages qu'ils auraient pu identifier comme illégales.
C'est un début, qui répose uniquement sur la légalité des contenus. En conséquence, le choix est binaire : présence ou absence dans le moteur. Mais lorsque des critères de qualité reconnus et publics serviront pour classer des pages et non pour les supprimer ou pas, un nouveau progrès sera franchi.
Certes, vous pourrez me dire que Google et les autres utilisent déjà des critères de qualité pour classer les pages, mais les critères sont propres à chaque moteur et pas vraiment publics, alors que leur publication permettrait certainement d'améliorer le travail des webmasters et d'éviter le côté "recette magique" que revêt quelquefois le référencement à l'heure actuelle.
Que je sache, on ne fait pas uniquement un site pour avoir des visiteurs ou pour plaire à Google, mais pour rendre le meilleur service possible aux usagers. Et là dessus, les moteurs pourraient certainement s'entendre.
Quand à l'homogénéisation des résultats que vous ne manquerez pas de m'objecter comme risque pour ne pas choisir cette voie, je crois que la variété des technologies choisies par les uns et les autres nous en protège véritablement.
Patience, c'est long, mais ça vient.
Et pour changer, j''ouvre les commentaires pour ce billet ;-)
Elie Sloïm

Edito du 9 mars

Les brevets logiciels peuvent s'avérer un véritable danger pour l'industrie européenne du logiciel. En pratique, des sociétés titulaires de brevets peuvent demander de l'argent à d'autres sociétés qui les utlisent. Tout irait pour le mieux si les brevets étaient pertinents, controlables et que l'on puisse s'assurer que le brevet est une véritable invention de son déposant, ce qui est le plus souvent impossible dans le domaine informatique. Pour comprendre très simplement ce qui se passe, je vous propose de suivre ce lien qui vous montre 20 exemples de brevets qui menacent un simple site de e-commerce.
Or, lundi, au cours d'une séance du conseil européen, les ministres européens ont adopté sans débat le texte très controversé sur ces brevets logiciels. Ce texte auquel plusieurs pays s'opposent formellement et que le parlement européen a déjà amendé sans succès vient de passer en force au mépris de plusieurs régles de fonctionnement des institutions.
Visiblement, une multitude d'entorses - le mot est faible - à la démocratie européenne se sont produites, qui risquent de décrédibiliser très gravement et très durablement ses institutions, alors que nous sommes à quelques semaines d'un vote crucial en France pour l'avenir de l'Europe.
Pour mieux comprendre, voici une collection de liens et de billets, dont plusieurs ont été écrits par mon ami le passionné et passionnant Tristan Nitot :

Elie Sloïm

Evaluations Handica

Il y a quelques temps, nous avons été contacté par les responsables du salon Handica.com pour effectuer des évaluations de sites dans le cadre des trophées Handica. Ces trophées seront remis au cours du salon qui aura lieu les 30, 31 mars et 1er avril 2005 à Lyon (halle Tony Garnier).

Les responsables du salon nous ont connus par l'intermédiaire d'Openweb, et souhaitaient que l'aspect conformité aux standards et ergonomie soient présents comme une partie de l'évaluation des sites candidats aux trophées. Je précise tout de suite que ces trophées récompensent des sites Internet concernant le handicap et non des sites Internet accessibles. Et même si notre activité professionnelle a tendance à nous le faire oublier, la différence est de taille.

Mon premier réflexe a été de me rendre sur le site d'Handica puis d'échanger avec les responsables sur leur perception de ces questions de l'accessibilité numérique. Je me suis également rendu sur le programme du colloque. Mes première observations ont été les suivantes :

  • Le site Handica n'est pas (encore) un modèle en matière d'accessiblité numérique
  • Le site ne se distingue pas par une excellente conformité aux standards du web
  • Le salon semble assez peu orienté vers l'accessibilité numérique, mais plutôt vers la place des personnes handicapées dans la société.


Fort de ces constatations, deux politiques s'offraient à nous :

  • Décliner la demande et attendre que les professionnels du handicap aient des sites standards et accessibles ainsi qu'une vraie politique dans ce domaine pour commencer à travailler avec eux;
  • Commencer sans attendre à introduire ces idées et leurs bases techniques, à évangéliser autour de ces questions, et à mettre progressivement en perspective l'accessibilité numérique dans le cadre plus général de l'accessibilité universelle et du traitement du handicap au sens large.

Vous l'aurez compris, c'est bien la deuxième solution que nous avons choisie, d’autant plus que cela nous permet d’enrichir encore notre expérience par rapport à nos activités professionnelles qui sont presque exclusivement orientées Web.

Effectivement, l'accessibilité numérique n'est pas encore une préoccupation majeure pour la plupart de nos interlocuteurs, mais elle va le devenir, et la demande des organisateurs d'évaluer également les sites de ce point de vue est un gage très intéressant pour le futur. Quoi qu'il en soit, l'accessibilité des sites Internet restera tout de même un thème parmi d'autres au regard de questions abordées au cours du colloque comme "Avoir un enfant handicapé dans sa classe, qu'est-ce que ça change ?", ou "Intégration scolaire des enfants handicapés visuels en milieu scolaire ordinaire, avantages, inconvénients et risques éventuels". A force de travailler exclusivement sur les sites Internet, on peut finir par oublier que ceux-ci ne représentent qu'une toute petite partie d'une problématique très large et très importante. Notre participation à ces évaluations est également une façon des rester au contact de cette problématique dans son ensemble

D'un point de vue pratique, il y avait tout de même environ 60 évaluations de sites à effectuer du point de vue de l'accessibilité, de l'ergonomie et de l'impression générale. Pour m'aider, j'ai demandé à François Palaci et Eric Gateau, experts accessiweb en évaluation comme moi, nous nous sommes répartis les sites, avons élaboré un petit protocole et une mini-grille d'avaluation. Bien entendu, il était impossible de procéder à une évaluation complète selon la grille Accessiweb en ce qui concerne l'accessiblité ou Opquast pour la qualité au sens large. Nous avons donc décidé de choisir quelques items essentiels pour effectuer nos évaluations, et nous avons choisi de vous le proposer. C'est notre petit cadeau du jour, et même si c'est forcément incomplet ça peut toujours servir ;-)

  • L'arrivée sur le site par la page d'accueil ne provoque pas le déclenchement de pop-ups.
  • Navigation au clavier sur la page d’accueil puis test d'un lien et retour à l’accueil.
  • Linéarisation et vérification que les blocs sont cohérents et logiques.
  • Le contenu alternatif des images est correctement indiqué.
  • Le contenu de la page d'accueil et d'une page secondaire contiennent une structure de titres et sous-titres
  • Le code source de la page d'accueil et d'une autre page contiennent la langue, le doctype et le jeu de caractères
  • La quantité de données à télécharger pour afficher intégralement la page d'accueil est inférieure à 100 Ko.
  • Un plan du site et un moteur de recherche sont accessibles (si pertinent).
  • La page d'accueil et trois pages supplémentaires comportent un titre significatif et différent
  • Les hyperliens sont visuellement différenciés du reste du contenu.
  • Il est possible de revenir à la page d'accueil depuis toutes les pages.
  • L'utilisateur est informé sur chaque page de la position de cette dernière dans la structure du site.
  • La taille des polices destinées à l'affichage écran est exprimée en taille variable


Les 60 évaluations sont maintenant effectuées et à l"heure où je vous parle, François Palaci, envoyé spécial de Temesis à Lyon ;-) en train de discuter avec l'ensemble du jury.
A l'évidence, tous les sites qui seront primés ne seront pas vraiment orthodoxes du point de vue de l'accessibilité numérique, et pour tout vous dire, je m'en fiche, car l'essentiel n'est pas que tous les sites soient accessibles aujourd'hui, mais l'essentiel est que tout le monde s'y mette, et pour ceci, rien de mieux que d'évangéliser. Ce n'est pas forcément à une société commerciale comme la mienne de le faire, mais que voulez-vous, on ne se refait pas ;-)
Je n'en sais pas plus pour l'instant, mais nous vous tiendrons au courant des résultats.
Elie Sloïm

Enquête certification accessibilité

Les responsables de la cellule accessibilité du net chez Braillenet nous ont fait passer il y déjà quelques temps l'adresse d'une enquête en ligne sur l'intérêt d'une marque de certification de l'accessibilité au niveau européen. J'ai complétement oublié de vous faire part de cette étude ici-même. Comme il n'est jamais trop tard pour bien faire, et qu'il vous reste encore quelques jours pour remplir le formulaire en ligne, voici le résumé que vient de transmettre Braillenet :

*****************************************
Enquête sur les besoins des organisations - gouvernementales, publiques, privées, ... - en termes de certification de l'accessibilité des sites Web

Une enquête concernant la certification de l'accessibilité des sites Web en Europe par la création d'un label européen est librement consultable en ligne à l'adresse suivante:

http://www.support-eam.org/supporteam/survey/survey_Form.asp?strLang=fr

Cette enquête prend la forme d'un formulaire qui demande moins de 15 minutes pour être rempli. Elle est réalisée à l'initiative du projet Support EAM (http://www.support-eam.org) financé par la Commission Européenne et coordonné par l'association BrailleNet (http://www.braillenet.org).

L'existence d'un label au niveau européen serait à l'évidence un progrés considérable dans le domaine de l'accessibilité, mais je ne veux pas trop vous influencer au moment où vous remplirez le questionnaire ;-)


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