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Blog Temesis - septembre 2005

Les prestations Temesis

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Overdose de survols 2 le retour

Il y a quelques semaines, je vous parlais ici-même de la manie actuelle qu'avaient les designers web de ne plus signaler leurs liens qu'au survol de ceux-ci. Je prenais pour exemple les principaux sites français de presse, qui utilisent presque tous cette technique. En résumé, et pour ceux qui n'ont pas lu le billet précédent, il s'agit de mettre en place une classe Hover sur les liens qui ne peuvent alors être distingués d'un simple texte qu'en les survolant avec une souris.

J'ai eu récemment une expérience personnelle qui m'a montré à quelle point cette technique pouvait s'avérer néfaste en termes d'utilisabilité. Je suis l'heureux propriétaire d'un pocket PC ou smartphone, je ne sais pas comment on dit, enfin bref, je peux naviguer sur internet avec mon mobile, lorsqu'il marche et que j'arrive à m'en servir. Pour ceci, je suis équipé d'un stylet, qui me permet de dicter mes ordres à l'engin, et qui me permet bien sûr de pointer sur les liens dans les pages web.

Soucieux de vérifier si j'avais bien perdu au loto sportif comme toutes les semaines, un ami m'a demandé de me rendre sur le site du journal l'équipe. J'accède sans trop de difficultés au site, et moyennant une double navigation verticale et horizontale, j'arrive à peu près à trouver où se trouve les infos que je cherchais.

Oui, mais voilà, vous me voyez peut-être venir : quelqu'un peut-il m'expliquer comment survoler des liens avec un écran tactile de ce type. Impossible. La notion de survol supposerait que je puisse faire glisser mon stylet sur l'écran et que les liens deviennent alors visibles. A moins que je ne saches pas me servir de ce bidule (Qtek S100), je ne crois pas que cela soit possible en tous cas, avec mon navigateur.

Me voilà donc parti à cliquer sur les titres, les chapeaux d'articles, les textes. Bien sûr j'ai fini par trouver, mais c'est un exemple parmi d'autres des problèmes d'utilisabilité que ce genre de pratiques peut générer. Un lien, ce n'est pas comme du texte, et tout le monde n'a pas la compétence ou l'équipement pour jouer aux devinettes avec son Interface Homme-Machine.

A mon humble avis, le nombre de personnes placées dans ce type de contexte de navigation va augmenter considérablement dans les années à venir. Et malheureusement, voici encore une exemple de mauvaise pratique qui a encore de beaux jours devant elle.

Evolutivité d'un référentiel

J'ai écrit un message ce matin sur une liste de diffusion, et un des lecteurs m'a indiqué que le contenu de ce message pouvait intéresser les lecteurs du blog Temesis. Voici donc ce message, très légèrement modifié :

L'appropriation d'un référentiel, quel qu'il soit se fait moyennant un effort considérable en termes de communication et de mise en application. C'est le travail que les personnes de cette liste mènent jour après jour. Chaque succès dans ce domaine provoque deux choses : l'appropriation du référentiel et une résistance au changement par rapport à ce même référentiel. Cette résistance au changement concerne indifféremment non seulement les décideurs et les techniciens, mais également les prescripteurs (notamment nous mêmes).

Mais assez paradoxalement, et c'est quelque chose que j'ai pu observer notamment avec le référentiel ISO9000, utilisé par environ 300 000 entreprises dans le monde et qui a du évoluer plusieurs fois en 25 ans, le statu quo est aussi mal perçu que les évolutions intempestives.
Tout référentiel quel qu'il soit et quel que soit le sujet qu'il traite doit être amené à évoluer régulièrement. Cela fait partie de sa crédibilité. Ceci étant dit, plus le référentiel est approprié par ses utilisateurs, plus le cadre dans lequel vont devront s'effectuer ses évolutions sont contraignantes.

Si le référentiel évolue trop vite et sans tenir compte du retour de ses utilisateurs et prescripteurs, il peut être rejeté. S'il n'évolue pas, il perd de son intérêt et est non pas rejeté mais "désapproprié". En gros, on s'y intéresse de moins en moins. Il y a donc un équilibre à trouver entre ces deux risques.

Alors, comment faire? Voici quelques règles qui à mon avis permettent d'éviter ces risques :

- Prendre en compte la résistance au changement comme un fait établi et normal, nécessitant la mise en place d'une stratégie de communication - Mettre le maximum d'outils en place pour prendre en compte le retour de la part des utilisateurs (au sens large) - Communiquer sur la nécessité de faire évoluer le référentiel essentiellement à travers les améliorations de celui-ci. - Assurer autant que possible la compatibilité ascendante - Si la compatibilité ascendante ne peut être parfaitement assurée, communiquer sur les raisons (et donc forcément sur les améliorations correspondantes) - Veiller à ce que les utilisateurs détectent eux-mêmes l'intérêt d'une évolution en hésitant pas à communiquer sur les imperfections de la version actuelle.

En résumé, faire en sorte que les utilisateurs, techniciens, décideurs et prescripteurs ne subissent pas les évolutions, mais les appellent de leurs voeux. Rien de bien original, mais les principaux risques peuvent facilement être évités.

Amicalement

Elie Sloïm

Edito du 7 septembre

Dans les prochaines semaines, de très nombreuses nouveautés vous attendent sur temesis.com. Une refonte du site est actuellement en cours, et vous le verrez, les modifications seront de taille. Nous travaillons également d'arrache-pied sur les évolutions du service Mon-Opquast qui compte maintenant plus de 1100 démarches qualité lancées par environ un millier de membres.
Ce n'est pas tout, car outre la mission en cours consistant à produire le référentiel qualité web d'un groupe bancaire international, nous continuons à effectuer nos audits d'accessibilité pour des clients de tous secteurs. A ce sujet, je vous invite à consulter l'article "Pourquoi l'accessibilité numérique?" que j'ai co-écrit cet été avec Laurent Denis et qui a été publié sur le site OpenWeb.
Pour finir, je serai auditionné le 8 septembre par le Forum des droits de l'Internet dans le cadre du groupe de travail "Certificat citoyen" en compagnie de la FEVAD et de l'AFAQ. Il s'agira pour moi de présenter les principaux pré-requis pour la réussite d'une marque de certification sur Internet.
A bientôt


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