L'article en question est tout de même à prendre avec précautions étant donné qu'il repose sur des projets de documents confidentiels, non produits directement.
Personnellement, j'ai quelques doutes sur la faisabilité d'une telle sanction, tout simplement pour la simple raison qu'un site n'a pas deux états (accessible, ou inaccessible). Il y a une multitude d'états entre ces deux points, dès lors, il est très difficile et probablement contestable de fixer des limites crédibles.
On pourrait imaginer qu'un alt oublié sur une image provoque une plainte qui fasse perdre l'extension gov.uk à un site. Dès lors, tous les internautes qui taperaient cette adresse n'arriveraient plus à atteindre le site et ses services. En terme de gain sociétal, on peut rêver mieux.
Comme nous l'évoquions avec Alain Simeray, Directeur de Tektonika pendant la rédaction du Référentiel Général d'Accessibilité pour les Administrations (RGAA), "Combien de mois de prison pour un acronyme non explicité ou un attribut alt oublié ?
Cet article peut être mis en regard de mon récent billet sur l'alpinisme, puisque l'on y parle également de montagne à gravir et d'échec des politiques menées jusqu'ici :
Government will have a mountain to climb in order to comply with these standards, according to the best available evidence. No government websites achieved the ‘AA’ standard, according to the most comprehensive research in this area, published by the Cabinet Office in 2005 as part of the UK Presidency of the EU. Just 3 per cent of government websites in the EU reached the minimum ‘A’ standard.
Quoi qu'il en soit, ça peut donner des idées de sanctions possibles à d'autres gouvernements confrontés à la même problématique. Imaginez deux secondes la même nouvelle en France, brrr, ça fait froid dans le dos ;-)

Commentaires
Merci Elie. J'ajoute que ça fait suite à un bilan très critique du Bureau national de l'Audit britannique, que j'avais résumé pour InternetActu (www.internetactu.net/?p=7... et qui annonçait notamment un plan de réduction de 50% des sites gouvernementaux... il va bien falloir qu'on demande à la DGME ce qu'elle en pense ;-)
Une réduction de 50%? ma parole, c'est les soldes :-D
Bon, sérieux. Un plan de rédaction de 50% des sites en France supposerait qu'on en ait le nombre exact. Cela reviendrait également à dire que 50% des sites publics sont inutiles. C'est sans doute vrai, mais ça supposerait une vraie révolution dans les esprits. Et notamment qu'on commence à mutualiser efficacement les contenus et les moyens.
A ce propos, te souviens-tu du bouquet de services des communes ?
www.temesis.com/publicati...
;-)
Autre chose, Stéphane, dans InternetActu, c'était donc toi qui te cachait sous le pseudonyme éculé de "Hubert Guillaud" ?
:-D
Du moins mais du mieux en quelque sorte.
En tant qu'agence et vu ce que je constate sur le terrain (le marché du web ndr), une injonction radicale de ce style ne serait pas pour me déplaire.
Outre le bénéfice utilisateur, cela aurait aussi le mérite de donner de la valeur aux services web et de l'exigence pour leur réalisation.
Bonjour,
Difficile de parler d'échec des politiques, je parlerais pour ma part plutôt d'absence de politique.
Une loi ne fais pas une politique...
Ce genre de sanction si elle n'est pas fondée sur une véritable politique ça ne sert évidemment à rien.
La sanction, quelque soit le nom qu'on lui donne d'ailleurs (une certification est une sanction), est un outil nécessaire mais pas suffisant pour que "l'obligation à faire" (la loi) ne soit pas qu'une simple déclaration d'intention.
Elle est d'autant plus utile pour ce qui nous concerne que le handicap (pour faire court) est, socialement, une problématique "a évacuer".
Enfin on ne peut pas parler de l'échec des politiques (nonobstant leur vacuités) si, en parallèle, on ne relève pas aussi l'échec de toutes les politiques incitatives traitant du "handicap" (pour faire court) qui est, socialement, un problème à "évacuer".
Le soucis n'est pas la sanction, c'est qu'envisagée de cette manière, ce n'est plus une sanction, c'est une punition aveugle.
Et sanctionner et punir, ce n'est pas du tout la même chose.
Jean-Pierre
A la louche, il y a 12 ou 13 000 sites publics en France, minimum (en évacuant le para-public, l'associatif chargé de missions d'intérêt public, etc). Ya de la marge :-) D'autant que je ne suis pas certain que ces chiffres prennent en compte le fait que les grandes collectivités gèrent maintenant 15 à 20 sites distincts (pas seulement des sous domaines). Concernant les mesures en Grande-Bretagne, j'ai pu interroger un autochtone qui semblait très optimiste sur la mise en oeuvre de cette mesure. Et oui, Elie, je me souviens bien de l'idée de bouquet de services pour les communes ; on le fait quand en Aquitaine? :-)